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Des poèmes contre les mauvais jours- la BIP sur le toit

« La poésie est peut être inutile, du moins rapproche-t-elle les hommes » disait René-Guy Cadou, parmi ses derniers mots, un 20 mars il y a presque un siècle. En ces temps difficiles, nous avons besoin de mots qui nous parlent de la vie et nous relient.
Voilà pourquoi nous avons décidé de mettre en écoute chaque matin sur cette page trois poèmes dits par les amis de la BIP, que nous renouvellerons tous les jours. Ils vous sont offerts, vous pouvez inviter vos amis à les écouter.
Vous pouvez retrouver sur le blog les poèmes enregistrés précédemment en cliquant ici. La qualité sonore est ce qu’elle est, c’est fait avec les moyens du bord : « arte confinato ».
Nous rappelons aux enseignants de lettres que toutes nos émissions sont en écoute libre sur ce site, et qu’à défaut d’entrer dans les directives de la « nation apprenante », elles peuvent être tout simplement prenantes.
« La peine sera de courte durée, la belle saison est proche » (Desnos)

La nouvelle personne attirée vers moi (Walt Whitman) dit par Sylvie Omanus
Chambre blanche… (Kenneth White) dit par Jacques Guigou

René Guy Cadou

2020 est l’année du centenaire de la naissance de René Guy Cadou, poète breton disparu à l’âge de 31 ans et qui laisse une œuvre lumineuse et méconnue. Michel Arbatz lui consacre avec de nombreux invités un livre- CD entier dont la parution était prévue ce printemps: 24 titres pour la plupart mis en musique et chantés par lui, mais avec de nombreux musiciens et d’autres voix de talent, et toujours en compagnie d’Olivier -Roman Garcia qui en assure une grande partie des arrangements et le mixage. Ce CD est pratiquement achevé, mais il est probable que sa sortie va être retardée. Nous avons besoin de votre aide pour mener à bien ce projet, qui est jumelé avec une autre parution : une édition complètement renouvelée du CD « Vous avez le bonjour de Robert Desnos » que Michel avait enregistré il y a presque trente ans. Une souscription est ouverte , qui vous permet de commander dès maintenant l’un ou les deux CD. Vous pouvez commander le CD Cadou en pré-achat sur la boutique ou télécharger le formulaire de souscription et commander par courrier l’un ou les deux CD.

En attendant, nous avons le plaisir de vous offrir en écoute trois extraits ci-dessous du CD Cadou :


Mes 68 le dernier album de Michel Arbatz

Ce disque d’inspiration autobiographique qui retrace en pointillés un demi-siècle de vie est paru en décembre. Les souvenirs d’enfance et de jeunesse du fils d’immigrés y défilent, comme les grands avatars qui ont accompagné sa génération: un Karl Marx hirsute et déprimé débarquant nuitamment dans sa cuisine, une Julie Larousse aux jolis roberts, une Barbara rencontrée dans les fumées lacrymogènes, l’engagement dans la vie ouvrière, le retour rêvé de Gauguin à la nature. A l’autre bout du chemin, l’air d’aujourd’hui, le règne du marché, Lampedusa, mais aussi la lumière vive de la Méditerranée. On appréciera, côté musical, les talents parmi d’autres d’Olivier-Roman Garcia aux guitares, qui signe la plupart des arrangements, mais aussi David Venitucci à l’accordéon, et Juan-José Mosalini au bandonéon, et la voix d’Arbatz, tantôt grave, tantôt gouailleuse dans un flot poétique qui allie le sérieux et l’ironie joyeuse avec une énergie à l’épreuve de toute résignation mélancolique.

Les titres : La déglingue – Rue Saint Denis – Pissotière – Java marxienne – Au Luxembourg – Ce mois de mai-là – Barbara – Julie Larousse – Le charbon – Les crayons Sacco-Vanzetti – La mpedusa – Méditerranée – Koké-Gauguin.


… et toujours disponible


C’EST LE CŒUR QUI EST GREC, le dernier livre paru

« Je dois à Michel Monory d’être entré en théâtre en en poésie. C’était mon professeur de lettres, ami de Jacques Derrida, esprit rebelle et élégant, dans les années soixante à Paris, au Lycée François Villon. Il était alors mon mentor, mon daimon, comme on voudra. Nous nous sommes perdus de vue et cherchés pendant quarante ans, lui, parti enseigner en Grèce dont il était amoureux, moi, tribulant dans les remous de l’après 68, puis reprenant finalement le chemin de passeur de poésie auquel il m’avait initié. Nous avons convenus en nous retrouvant de remplacer les regrets par le récit mutuel de ces quarante années de silence. Cela a donné lieu à une longue correspondance jusqu’à sa disparition, remplie de personnages connus ou moins connus, d’événements tragiques ou joyeux, et d’un amour commun de la Grèce et de ses poètes. »
Michel Arbatz
Ce beau livre de 300 pages est en librairie depuis décembre 2018.


CHEZ JEANNE La jeunesse de Brassens

Pas de pipe ni de moustache dans ce spectacle : Michel Arbatz y raconte le parcours de celui qui manqua de tourner « mauvais garçon » et pour qui la découverte de la poésie devint une ouverture au monde. Dans une scénographie très simple, à travers chansons (dont quelques inédits), poèmes, lettres (en particulier celles à Roger Toussenot), propos tenus et anecdotes, le comédien-chanteur retrace dans un style pétillant l’adolescence turbulente, les années de guerre et d’après-guerre d’un Brassens qui mord allègrement dans la bêtise. Le spectacle s’arrête à l’année 52 qui marque sa sortie du désert.
Olivier Roman Garcia à la guitare signe les arrangements novateurs et surprenants.


MICHEL ARBATZ  « DESNOS ET MERVEILLES »

Reprenant une quinzaine de textes-phare du poète, et d’autres moins connus qu’il a mis en musique, Michel Arbatz a créé en décembre 2016 un nouveau spectacle en compagnie d’Olivier Roman Garcia. Ce spectacle donne la part belle aux images et fait entendre l’immense variété de tons de cette voix rare et proche de la veine populaire.Rejoignez l’Association des amis de Robert Desnos (en savoir plus)
Le dossier du spectacle 
Lire dans le blog « Salut, Dédé » de Michel Arbatz


VILLON LA VIE

Le spectacle Villon la Vie, reprend le plus clair du Testament de François Villon, avec quinze ballades chantées, et le parrainage amical de Jean-Louis Trintignant (voix off). Il a dépassé ses 60 représentations. Preuve, s’il en était besoin, que Villon continue de surprendre par sa modernité et d’attirer par sa légende, et ce spectacle… de déménager. Quitte à faire mentir Léo Ferré (que nous affectionnons) :  « La poésie ne fout pas le camp, Villon! »


Calendrier régulier des émissions radio de la BIP


SPECTACLES

Retrouvez les spectacles de Michel Arbatz sur la page dédiée en cliquant sur les icônes

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