La BIP – brigade d’interventions poétiques


“Si  la poésie ne vous aide pas à vivre, faites autrechose…”(Pierre Seghers)

L’émission de radio

… que la BIP consacre en direct à la vie des poètes et que Radio Clapas (93.5FM), radio associative depuis trente ans à Montpellier, accueille depuis fin octobre 2008 sur ses ondes.

Cette émission raconte le roman de grands poètes connus ou inconnus, en suivant leur biographie, entrecoupée de montages sonores et lectures de leurs textes par les diseurs de la BIP, avec des pauses musicales, des interviews de spécialistes, voire de témoins vivants les ayant rencontrés.  Les émissions sont mises en ligne  sur cette page environ un mois après leur diffusion publique. Pour les prochaines émissions prévues voir la page actualités.
Première diffusion tous les premiers et troisièmes mardis de chaque mois de 20h à 21h, rediffusion le dimanche suivant chaque émission à 14h.

Pour l’instant les archives de l’émission sont disponibles sur l’ancienne page de la BIP…

Commandos poétiques

“L’idée de commandos poétiques est venue de la Comédie de Reims où Christian Schiaretti l’avait lancée avec le poète Jean-Pierre Siméon. A partir de 2001, je suis allé seul pendant deux ans dans des centaines de classes, sans autre mot d’introduction que “bonjour”, dire devant des gamins sidérés -puis heureux- des textes courts de Norge, Desnos, Michaux, Char, Prévert, Nazim Hikmet et bien d’autres, pendant quelques minutes à chaque fois.
Je l’ai fait un peu partout, dans l’Hérault, où j’habite, et aussi à l’occasion de tournées dans le Nord de la France et dans l’Isère. J’ai voulu rendre cette pratique plus collective, et j’ai invité quelques comédien(ne)s que j’estime à partager cette aventure. Ainsi est née la BIP, dans le cadre de Lire en Fête en 2002, qui s’est agrandie et diversifiée . »      Michel Arbatz

La poésie dans la rue

Nous avons établi notre style sur une règle très simple mais exigeante :
dire la poésie (que la poésie) par cœur, partout et par surprise

 

 

Que la poésie : un poème, sinon, rien, c’est notre alcoolisme à nous. Pas de commentaires. Le silence en dehors du texte poétique, c’est une façon de ne pas banaliser cette parole. Nous essayons de répondre, quand c’est possible, aux questions de curiosité par un geste, un sourire, ou en donnant le texte imprimé des poèmes que nous avons dits.
Dire par cœur, (et non lire)  c’est notre devoir de mémoire,  un signe de la valeur que nous donnons à ces textes, et cela établit un rapport  qui interroge celui qui écoute : d ’où vient cette parole, faite de mots simples, de mots de tous les jours, mais qui résonnent d’une densité différente ?
Par surprise. Nous ne cherchons pas à donner un spectacle  de plus, mais un contact vers l’intime entre humains, par le biais de la poésie parlée. Nos interventions sont brèves, quelques minutes, mobiles, et impliquent le courage d’aborder. Peu mais bien suffit pour laisser au poème le temps de continuer son chemin dans le cœur de notre interlocuteur.
Partout, où des humains sont rassemblés, mobiles ou immobiles. Nous avons déjà dit dans des librairies, des marchés, des cafés, des bibliothèques, des expos de photos ou de peinture, dans les halls ou les queues de cinéma, les postes, les halls d’attente de la CPAM ou de la CAF, les trams et les bus, les conférences trop sérieuses et …les écoles (liste non close)
La BIP est un groupe à géométrie variable d’employés de la poésie, de serveurs en état d’ivresse, de créateurs de quiproquos. Son titre est volontairement guerrier, à contrepied des barbaries modernes pour la fraternité des mots.

Poetry in the streets


La BIP intervient  en milieu scolaire sur la demande d’enseignants, mais aussi sur tous autres lieux de travail, d’attente ou de paresse, à l’occasion d’événements et de non-événements.

Les BIPeurs disent leurs textes: en solo, en duos, en chœur, à pleine voix, par chuchotement au creux d’une oreille, ou chuchotement de masse, au téléphone (portable ou pas), sur les sonos détournées, à travers les fenêtres ou les tuyaux, les hygiaphones et les interphones. Entre fureur et tao, en rappant, en bébégayant, en râlant ou en sirotant. Toujours par surprise et brièvement (quelques minutes au maximum). Toujours avec l’aval de qui écoute.

Ils combinent parfois leurs actions parlées avec des interventions graphiques (dazibaos, transparents, écritures éphémères)

Le répertoire de la BIP
Notre répertoire est surtout moderne ou contemporain. Ni « tubes »,  ni poncifs, nous préférons faire découvrir les trésors méconnus.

Parmi les poètes que nous aimons dire : Robert Desnos, René Char, Henri Michaux, Norge, Nazim Hikmet, Yannis Ritsos, Jean-Pierre Darras, Jacques Prévert, W.H. Auden, Asturias, Pablo Neruda, César Vallejo, Roland Dubillard, Raymond Queneau, Francis Ponge, Fernado Pessoa, Jacques Picamiglio, Andrée Chedid…

Chaque Bipeur a son répertoire, qu’il renouvelle, et peut rejoindre le chœur dans des textes communs. En additionnant les mémoires, cela fait des dizaines et des dizaines de textes…

La cabane à Poésie
Nous avons construit une structure de plein air démontable, la Cabane à poésie, sorte de “fontaine à textes” qu’on peut installer sur les places, dans les cours ou les jardins. De l’intérieur de cette structure fermée, et par les tuyaux qui en sortent, les BIPeurs invisibles disent les textes des poètes. Le passant invite à la parole.

La poésie…en cabane!