René Char n°1
René Char n°2
Robert Desnos n°1 (1900-1922) Robert Desnos n°2 (1922-1930) Robert Desnos n°3 (1930-1939) Robert Desnos n°4 (suite et fin) Jacques Prévert n°1
Jacques Prévert n°2
Boris Vian n°1
Boris Vian n°2
Marina Tsvetaeva n°1
Marina Tsvetaeva n°2
François Villon n°1
François Villon n°2
Armand Gatti n°1
Armand Gatti n°2
César Vallejo n°1
César Vallejo n°2
Roland Dubillard n°1
Roland Dubillard n°2
Georges Brassens n°1
Georges Brassens n°2
“Si la poésie de vous aide pas à vivre, faites autre chose…” (Pierre Seghers)
…c’est le titre de l’émission que la BIP consacre en direct à la vie des poètes et que Radio Clapas (93.5FM), radio associative depuis trente à Montpellier accueille depuis fin octobre 2008 sur ses ondes. tous les premiers et troisièmes mardis de chaque mois de 20h à 21h,
rediffusion le dimanche suivant chaque emission à 14h.Cette émission raconte le parcours de grands poètes connus ou inconnus, en suivant leur biographie, entrecoupée de montages sonores et de lectures de leurs textes par les membres de la Brigade d’Intervention poétique, avec des pauses musicales, des interviews de spécialistes, voire de témoins vivants les ayant rencontrés. Nous mettons en écoute en ligne les dernières émissions après leur diffusion publique. Pour les prochaines emissions prévues voir la page actualités.
Qu’est-ce que la BIP?
Autour de Michel Arbatz, un groupe de comédiens dit en tous lieux et par surprise des trésors méconnus de la poésie contemporaine
La BIP sur France Inter (extrait de l'émission “Eclectik” du 13 octobre 2005)
“L’idée de commandos poétiques est venue de la Comédie de Reims où Christian Schiaretti l’avait lancée avec le poète Jean-Pierre Siméon.
A partir de 2001, je suis allé seul pendant deux ans dans des centaines de classes, sans autre mot d’introduction que “bonjour”, dire devant des gamins sidérés -puis heureux- des textes courts de Norge, Desnos, Michaux, Char, Prévert, Nazim Hikmet et bien d’autres, pendant quelques minutes à chaque fois.
Je l’ai fait un peu partout, dans l’Hérault, où j’habite, et aussi à l’occasion de tournées dans le Nord de la France et dans l’Isère. J’ai voulu rendre cette pratique plus collective, et j’ai invité quelques comédien(ne)s que j’estime à partager cette aventure. Ainsi est née la BIP, dans le cadre de Lire en Fête en 2002.
Avec le temps et la pratique, nous avons établi des manières de dire, un style bâti sur cette règle très simple mais exigente :
dire la poésie (que la poésie) par cœur, partout et par surprise
Pour plus de détails
que la poésie : un poème, sinon, rien, c’est notre alcoolisme à nous. Nous nous abstenons durant notre intervention de revenir au langage utilitaire, de faire des commentaires. Le silence en dehors du texte poétique, c’est une façon de ne pas banaliser cette parole.
Nous essayons de répondre aux questions de curiosité par un geste, un sourire, ou en donnant le texte imprimé du poème que nous avons dit quand c’est possible.
dire par cœur, (et non lire) est une forme de devoir de mémoire, c’est un signe de la valeur que nous donnons à ces textes, et cela établit avec notre auditeur un rapport
qui l’interroge : d ’où vient cette parole, composée de mots simples, de mots de tous les jours, mais qui résonne d’une densité différente ?
par surprise. Notre action ne se veut pas un spectacle de plus, mais la recherche d’un contact vers l’intime entre humains par le biais de la poésie en acte. Nos interventions sont brèves (quelques minutes), mobiles, et impliquent le courage d’aborder. Peu mais bien suffit. Et nous respectons le temps nécessaire au poème pour poursuivre son chemin dans le cœur de notre interlocuteur.
partout, c’est à dire en tous lieux de rassemblement (mobiles ou immobiles). Nous avons déjà dit dans des librairies, des marchés, des cafés, des bibliothèques, des expos de photos ou de peinture, dans les halls ou les queues de cinéma, les postes, les halls d’attente de la CPAM ou de la CAF, les trams et les bus, les conférences trop sérieuses et …les écoles (liste non close)
La BIP pourrait se définir comme un groupe à géométrie variable d’employés de la poésie, de serveurs en état d’ivrese, de créateurs de quiproquos. Son titre est volontairement guerrier, à contrepied des barbaries modernes qui dédaignent la diversité des sens”.
Michel Arbatz
Les modes d’action de la BIP
La BIP peut intervenir en milieu scolaire sur demande d’enseignants, mais aussi sur tout autres lieux, à l’occasion d’événements.
Voici comment les BIPeurs disent leurs textes: en solo, en duos, en chœur, à pleine voix, par chuchotement au creux d’une oreille, ou chuchotement de masse, au téléphone (portable ou pas), sur les sonos détournées, à travers les fenêtres, ou les tuyaux, les hygiaphones et les interphones. Entre fureur et tao, en rappant, en bébégayant, en râlant ou en sirotant. Toujours par surprise et brièvement (quelques minutes au maximum). Toujours avec l’acquiescement de qui nous écoute.
Nous avons combiné parfois nos actions parlées avec des interventions graphiques (dazibaos, transparents, écritures éphémères)
Le répertoire de la BIP
Notre répertoire est essentiellement moderne ou contemporain. Nous essayons d’éviter les « tubes » et les poncifs. Nous préférons faire connaître les trésors méconnus.
Parmi les poètes que nous avons dit : Desnos, Char, Michaux, Norge, Hikmet, Ritsos, Darras, Prévert, W.H. Auden, Asturias, Neruda, Vallejo, Dubillard, Queneau, Ponge, Pessoa, Picamiglio…
Chaque Bipeur a son propre répertoire, qu’il renouvelle, et nous avons ensemble quelques textes « de chœur ». En additionnant les mémoires de chacun, cela fait des dizaines et des dizaines de textes
La cabane à Poésie
Nous possédons depuis deux ans une structure de plein air démontable, la Cabane à poésie, une sorte de “fontaine à textes” que nous pouvons installer sur les places, dans les cours et dans les jardins. De l’intérieur de cette structure fermée, des comédiens invisibles disent à travers des tuyaux qui s’en échappent les textes des poètes. Dans ce cas, c’est le passant qui provoque la parole.